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Le projet de Cyril jaquier et Kevin Drapel pose le problème:lLe nombre dor : une réalité ou des interprétations douteuses ? Bon nombre d’artistes, qu’ils fussent peintres, musiciens, architectes ou sculpteurs, l’ont abondamment incorporés dans leurs oeuvres. La nature semble également faire usage de ce nombre. La disposition des pétales dune fleur, l’agencement des branches sur une tige ou encore la forme dun coquillage sont quelques exemples souvent cités. Toute la difficulté est de distinguer les théories "douteuses" concernant le nombre dor des réalits biologiques, mathématiques voire esthétiques. Cest ce que nous désirons analyser et démontrer avec ce rapport en réévaluant les mythes qui y sont attachés, tout en comprenant pourquoi ce nombre a eu un tel succès. Télécharger l’étude ici La divine proportion étant une incarnation de Dieu dans les formes, le nombre d’or est tout autant magique que la racine de 2 dans la diagonale d’un carré. Pacioli ne fait pas allusion au beau esthétique, sentiment hautement subjectif, mais à une beauté mathématique avec les propriétés étonnantes issues de la géométrie. Il considère d’ailleurs la musique et la peinture comme des "disciplines mathématiques" sans toutefois donner de directives quant à l’élaboration d’une oeuvre musicale à partir de ses principes. Léonard de Vinci rédige pendant ce temps son remarquable "Traité de la peinture" qui paraîtra après sa mort. Il fait allusion à une "divine proportion", "divine beauté" et "divine nature". En dépit des termes employés, sa divine proportion ne reflète pas directement celle de Pacioli qui reste liée aux mathématiques. Pour Vinci, un corps ne doit pas présenter d’irrégularités dans ses rapports. L’ensemble doit être harmonieux pour suivre le caractère divin, l’artiste n’étant en quelque sorte que l’extension de la main de Dieu. La divine proportion de Vinci est relative à d’autres aspects et dépend de la manière d’approcher l’oeuvre. Des erreurs de traduction et d’interprétations des textes grecs peuvent aussi expliquer cette confusion qui règne autour du nombre d’or. Les Grecs employaient deux termes pour désigner les proportions : symmetria et proportio, leur signification varie selon le domaine considéré (art ou géométrie).
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